La blogueuse

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Confidences et réflexions d'une généalogiste passionnée par l'histoire des individus, de leur famille et de leur époque

mardi 23 juillet 2013

et pendant ce temps là...

Journal d'une généalogiste à la campagne

Quoi de mieux que par une après-midi caniculaire de rester au frais, devant son ordinateur, avec ses archives à attendre l'heure du bain en fin de journée? Restez au frais et faites de la généalogie pourrait être un slogan accompagnant les annonces où l'on vous incite à s'hydrater régulièrement...

Troisième semaine de remise à plat de mes recherches et premier pointage : la cinquième génération est quasiment bouclée, reste quelques interrogations, mais dans l'ensemble je les ai tous. La sixième est en cours : je les ai tous identifiés, et possède au moins un acte les concernant. De fait, la septième génération se dessine.

Sans surprise, rien d'exotique, une nouvelle commune apparaît au gré des mariage, mais nous restons dans la même région.

Je découvre néanmoins une lignée de chirurgiens-officiers de santé. Cela me donne envie d'en savoir d'avantage sur les modalités d'exercice de cette profession à l'époque, et sur la transmission de père en fils.
Je pense que cela fera l'objet d'un prochain billet pour le Blog... 

Je retrouve aussi mon directeur de la poste aux lettres qui m'avait inspiré ce billet il y a quelques mois.



Je m'interroge aussi sur la méthode employée pour recenser et reclasser tout ce beau monde : j'oscille entre la technique du mineur de fond qui dès qu'il trouve un filon ne le lâche plus et le suit jusqu'à épuisement,  la technique "Tarzan", volant de branche en branche, ou encore la technique parfois un peu administrative, parfois fastidieuse mais peut-être plus rigoureuse du "numéro suivant" : chacun son tour et ainsi on n'oubliera personne...

En résumé, le travail avance, suit son rythme, parfois rapide, parfois plus long.

Je m'interroge cependant sur la limite de cet exercice à savoir suis-je une collectionneuse, qui affiche à son tableau de chasse un nouvel ancêtre fraîchement déterré des limbes du passé, ou bien suis-je une maniaque du toujours plus loin, à savoir jusqu'où je vais pouvoir aller ?

Le plaisir de la recherche est intact, mais plus j'avance, plus j'ai du mal à donner corps aux personnes que je retrouve. Une fois la découverte faite, il devient difficile pour moi de me les approprier, de leur donner une consistance. L'avantage de la généalogie de terrain est de pouvoir aller sur place pour me rendre compte des lieux où ils ont vécu, dans quel cadre ils ont évolué. Mais j'ai besoin de plus : j'ai toujours eu la chance, du moins dans les premières générations, d'avoir des supports visuels : photos, lettres, objets...mais là en plein 18e siècle, c'est un peu plus compliqué. Bien sur, il n'y a pas que l'état civil : les actes notariés, quand ils existent, permettent d'en savoir davantage, mais je reviendrai dessus plus tard.

crédit photo : www.photopin.com
Alors j'ai pensé qu'il ne serait pas inintéressant de les remettre dans leur époque, en accompagnant le travail de recherches généalogiques d'un travail historique. Prendre une génération dans son ensemble, et trouver des marqueurs temporels : régime politique, histoire régionale, données statistiques de l'époque. De replacer les ancêtres parmi leurs contemporains.

C'est un travail que je propose en tant que professionnelle lorsque je retrace la vie d'une personne à travers ses photos, j'aime bien l'idée de rattacher au contexte de l'époque : c'est ce qui fait une génération.

Je vais employer la semaine qui vient à mettre en scène mes ancêtres, les replacer dans leur décor, à leur époque. En croisant ainsi les données il en ressortira peut-être un point de vue différent, une autre lecture de ma généalogie. A suivre donc...



mercredi 17 juillet 2013

Sur la route des ancêtres


Journal d'une généalogiste à la campagne

Arpentant les routes sinueuses de la Nièvre, au détour d'un croisement,  je tombe sur ce panneau : le temps de marquer le stop, je commence à lire les destinations qui sont indiquées.


J'ai des ancêtres dans cinq des six communes inscrites sur ce panneau, si l'on compte Nevers où est né mon père, et si je peux parler de mon père comme d'un ancêtre sans risquer de le vexer...

Il n'y a pas de doute, les racines sont profondes et sillonnent la région...
Du coup m'est venue l'idée de réaliser une carte généalogique et géolocaliser ainsi les différents membres de mes nombreuses branches.

Je me suis donc rendue sous Google où je me suis connectée à mon compte, puis j'ai cliqué sur Maps, puis "mes adresses", puis "créer une carte" : chaque punaise permet une localisation, et pour chaque localisation on peut entrer des notes. Pour ma part, j'ai entré le nom des personnes qui était rattachées à ce lieu ; je pense que je pourrai par la suite affiner avec le numéro Sosa par exemple, et avec les symboles de la naissance, du mariage ou du décès.

De plus, j'ai lié la carte au tableau Excel que je suis en train de remplir et qui reprend toutes les informations tirées des actes. Ce n'est qu'un premier jet et je pense pouvoir améliorer le contenu des notes.

Je trouve cela assez pratique et voilà en l'état actuel de mon travail de recensement la carte que j'ai pu produire  ; il suffit de cliquer sur Mes ancêtres bourguignons



Treize lieux sont pour le moment recensés : la plupart sont dans la Nièvre, deux en Saône-et-Loire, et un en Cote-d'Or. Je les connais pour la plupart, je connais leurs cimetières, mais j'irai bien faire une incursion en Saône-et-Loire... histoire de compléter ma collection de panneaux routiers !






vendredi 12 juillet 2013

Les Inconnus de Château-Chinon



Journal d'une généalogiste à la campagne

Avant de poursuivre le recensement des ancêtres de ma grand-mère paternelle en passant à une nouvelle génération (la sixième), je me suis arrêtée sur un couple pour lequel je n'avais aucune donnée, aucune information. Il s'agit des numéros Sosa 30 et 31 : Jean-Baptiste Simon(n)ot et Claudine Sans. Ils apparaissent pour la première fois dans l'acte de mariage de leur fille Reine-Pauline, célébré à Château-Chinon, le 22 mars 1838. Il n'est fait mention ni de leur date et lieu de naissance, ni de leur age. On leur donne juste la qualité de propriétaire.


Je les ai laissés de coté, je ne m'en suis jamais occupée. Sans raison particulière : peut-être parce que leur fille est décédée très tôt - elle n'avait pas trente ans. Peut-être en est-il ainsi dans toutes les généalogies : on a ses préférences, des liens invisibles se créent, des relations se nouent par delà les actes et les pierres tombales. Peut-être sommes nous plus sensible au nom que l'on porte, bien que dans cette partie là de ma généalogie, je n'en porte aucun. Et puis la mention "propriétaire à Château-Chinon" n’éveillait pas de curiosité particulière chez moi. En même temps, ils ont leur importance : chaque ancêtre en ligne directe compte : sans l'un d'eux, on ne serait pas là. J'ai donc décidé de les sortir de l'oubli où ils demeuraient et de partir à leur rencontre.

Mon point de départ est donc l'acte de mariage de leur fille, mais aussi son acte de naissance et son acte de décès. La jeune femme est née, s'est mariée et est décédée à Château-Chinon : a priori, la famille semble ancrée dans cette commune.



Dans les archives relatives à la commune, je trouve un recensement de 1820, soit deux ans après la naissance de leur fille. En le consultant, il est fait mention d'un Jean-Baptiste Simonnot, marchand de vins (là ça me parle !) résidant place Saint-Romain. Son foyer compte un garçon, deux filles et une "femme mariée", soit cinq personnes au total. Aucune indication cependant sur les âges et lieux de naissance des membres de cette famille. Je connaissais l'existence d'un frère Louis-François qui a déclaré le décès de sa sœur. Lui même résidait alors à Château-Chinon, et exerçait  la profession de marchand de vins.

En parcourant les tables décennales de la ville, j'ai trouvé l'acte de décès de Jean-Baptiste, survenu le 22 mars 1858. A la lecture de l'acte on apprend qu'il était âgé de 76 ans, qu'il était le fils de Claude Simo(n)not et Lazarette Guyotat. Il demeurait alors rue de la paix. Au moment de son décès, son épouse est toujours vivante, car il n'est pas mentionné qu'il était veuf. Voilà une filiation établie, une naissance autour de 1781-1782, bien que le lieu ne soit pas précisé. D'ailleurs, après avoir inspecté une première fois les registres paroissiaux pour ces années là, je n'ai trouvé aucune trace du baptême de Jean-Baptiste. Mystère...

Quant à son épouse, Claudine Sans, après une première lecture des registres, aucune trace dans les archives de la ville. Une relecture va s'imposer ("vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage", merci Boileau !)
Je pense aller jeter un œil sur les rares "Sans" que j'ai trouvés dans les tables décennales. Allez, encore un dernier effort et je passe à la génération d'avant ! Demain est un autre jour...


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Claudine Charlotte dite Marie Meslier vers 1859
petite fille de Jean-Baptiste Simonnot et Claudine Sans
crédit photo :  Jourda











mardi 9 juillet 2013

Journal d'une généalogiste à la campagne


Jour 1
Remise à plat et reconstitution des trente-et-un premiers numéros Sosa de la branche maternelle de mes ancêtres paternels, le cujus étant ma grand-mère Anne-Marie. Je viens d'ailleurs de m'apercevoir qu'il me manque son acte de naissance : l'avantage d'être sur place est que la mairie se trouve à deux pas :  j'irai directement m'adresser à eux pour l'obtenir. J'ai une quantité de documents concernant ma grand-mère et sa famille immédiate : j'ai la photo de la maison où elle est née, une photo d'elle bébé avec sa mère, des documents administratifs, des lettres, des papiers des famille, mais il me manque le plus évident :  son acte de naissance. 

crédit photo: Jourda
crédit photo : Jourda

Comme quoi, je sens que ce travail ne va pas être inutile...Cependant sa date de naissance n'a jamais posé problème : je suis née la veille de ses 66 ans, au plein cœur de l'été.

A tous ces documents viennent s'ajouter les souvenirs personnels, l'ayant bien connue et beaucoup aimée. L'histoire d'Anne-Marie se confond avec celle du 20e siècle, puisqu'elle naquit le 1er août 1905. Cela vaudrait peut-être la peine de compiler tous ces papiers et de rédiger une monographie illustrée. Je le propose en tant que généalogiste- professionnelle, mais je n'ai jamais eu le temps de le faire à titre personnel.

Mais pour le moment, je travaille au recensement de ses ancêtres en ligne directe.
J'ai les trois actes de ses parents, ceux des ses grands-parents paternels et maternels, exception faite de l'acte de décès de sa grand-mère, Marie-Louise dite Elise Gauthé, qui est enterrée au cimetière de Lormes, mais qui est absente des registres d'état civil. Décidément une visite à la mairie s'impose pour en savoir davantage sur les occupants du caveau familial. A programmer cette semaine!

Concernant ses arrières-grands-parents, il ne me manque que quatre actes de décès ; et pour la cinquième génération, sur les 40 actes rattachés aux 16 personnes qui la composent, il me manque 12 actes.Avant de poursuivre plus avant mon inventaire, je vais d'abord tenter de boucher les trous, les numéros 32 à 63 de la génération suivante, bien que connus, devront attendre un peu pour être recensés.

Direction donc le site des archives de la Nièvre à la recherche des 16 actes manquants.







vendredi 5 juillet 2013

Quartiers d'été

Mémoire vive va prendre ses quartiers d'été et transforme le temps des vacances son blog en journal de recherches. Après le challenge du mois d'avril, je me suis aperçue que ma propre généalogie était un puzzle en attente que j'avais trop longtemps négligé. Pistes abandonnées, documents alors inaccessibles, notes prises sur une fiche bristol, ou sur un post-it, actes éparpillés, dates incomplètes bref, je vais travailler au regroupement familial... Voila le chantier de l'été et rien de mieux que de faire de la généalogie sur les terres de ses ancêtres, les fantômes des ces disparus viendront j'espère me guider et m'inspirer...


crédit : photopin

Journal de recherches donc, pour un compte rendu régulier des avancées, des stagnations, des interrogations mais aussi pour partager découvertes et déconvenues. Partant du principe que les cordonniers sont les plus mal chaussés, je n'ai jamais pris le temps d'appliquer à ma généalogie les mêmes méthodes de classement, d'organisation qui prévalent lors de mes recherches professionnelles. Par conséquent, je vais essayer de tenir compte de tous les conseils glanés ici ou là dans les différents blogs pour faire ma propre tambouille.

Je pars donc avec ma documentation, mes cahiers, et mon vieil ordinateur portable dans mes bagages pour de nouvelles aventures généalogiques ! Rendez-vous dès la semaine prochaine pour un premier billet.